Le mariage de Martin Gray
Certains croient que le temps n’est plus au mariage.
Qu’il suffit de vivre l’un avec l’autre
sous le même toit pour que l’union soit réelle
Et qu’on peut ainsi, quand le temps de l’amour a cessé, se séparer, recommencer.
La vie serait ainsi une suite d’expériences
que jamais le mariage ne viendrait sanctionner.
Certains pensent même que le mariage est inutile,
alors que des enfants naissent
Et que la mère ou le père peut très bien, seul,
si leur union se défait, élever les enfants.
Le mariage ne serait qu’une vieille coutume à abolir
Et dont ne seraient plus victimes que les naïfs.
J’ai dit que je voulais préserver la naïveté
et je veux aussi défendre le mariage.
Il faut qu’à un moment donné
ton engagement soit total, conclu pour l’éternité.
Il faut que tu croies cela.
Et c’est pourquoi j’aime que le mariage
soit un symbole d’une importance capitale.
Car le mariage est un moment de la vie.
Si tu multiplies ces unions sans signification sacrée,
elles ne seront jamais que des rencontres sans avenir.
Tu n’auras pas pris le risque, tu n’auras pas parié.
Le mariage est ce risque et ce pari qui t’obligent
à aller jusqu’au bout de tes sentiments.
Tu peux alors éprouver quelle est leur valeur.
Et l’autre le découvre aussi.
Le mariage n’est donc pas un simple acte social.
Il est cérémonie sacrée.
Accomplis cet acte avec gravité.
Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie.
Et c’est une nouvelle naissance pour toi.
Tu vas vivre à deux. Tu vas partager.
Aimer, c’est partager
Aimer, c’est partager des mots, des regards, des espoirs, des craintes.
L’amour n’est jamais contraint.
Il est joie, liberté, force.
L’amour est emportement et enthousiasme.
L’amour est risque.
N’aiment et ne sont pas aimés ceux qui veulent épargner, économiser leurs sentiments.
L’amour est générosité, l’amour est prodigalité, l’amour est échange.
Qui donne beaucoup reçoit beaucoup en fin de compte.
Car nous possédons ce que nous donnons.
Aimer ce n’est pas mutiler l’autre, le dominer, mais l’accompagner dans sa course, l’aider.
Savoir accepter l’autre tel qu’il est.
Être joyeux du bonheur qu’il trouve.
L’aimer dans sa totalité : pour ce qu’il est, laideur et beauté, défauts et qualités.
Voilà les conditions de l’amour.
Car l’amour est une vertu d’indulgence, de pardon et de respect de l’autre.
J’ai pour toi un lac | Gilles Vigneault
J’ai pour toi un lac quelque part au monde
Un beau lac tout bleu
Comme un œil ouvert sur la nuit profonde
Un cristal frileux
Qui tremble à ton nom comme tremble feuille
À brise d’automne et chanson d’hiver
S’y mirent le temps, s’y meurent et s’y cueillent
Mes jours à l’endroit, mes nuits à l’envers.
J’ai pour toi, très loin
Une promenade sur un sable doux
Des milliers de pas sans bruits, sans parade
Vers on ne sait où
Et les doigts du vent des saisons entières
Y ont dessiné comme sur nos fronts
Les vagues du jour fendues des croisières
Des beaux naufragés que nous y ferons.
J’ai pour toi défait
Mais refait sans cesse les mille châteaux
D’un nuage aimé qui pour mon prince
Se ferait bateau
Se ferait pommier, se ferait couronne
Se ferait panier plein de fruits vermeils
Et moi je serai celui qui te donne
La terre et la lune avec le soleil.
J’ai pour toi l’amour quelque part au monde
Ne le laisse pas se perdre à la ronde.
Première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens
L’amour est patient,
l’amour est bon,
il n’est pas envieux,
il ne se vante pas,
il n’est pas orgueilleux.
L’amour ne fait rien de honteux,
il n’est pas égoïste,
il ne s’irrite pas,
il n’éprouve pas de rancune.
L’amour ne se réjouit pas du mal,
mais il se réjouit de la vérité.
L’amour permet de tout supporter,
il nous fait garder en toute circonstance
la foi, l’espérance et la patience.
L’amour est éternel.
Lorsque deux âmes | Víctor Hugo
Lorsque deux Âmes
qui se sont ainsi cherchées
plus ou moins longtemps dans la foule,
se sont enfin trouvées,
lorsqu’elles ont vu qu’elles se convenaient,
qu’elles se comprenaient,
qu’elles s’entendaient,
en un mot, qu’elles étaient
Pareilles l’Une à l’Autre,
alors il s’établit à jamais entre elles
une Union ardente et Pure comme elles…
Cette Union est l’Amour,
l’Amour Véritable,
telle est la Vérité
que conçoivent bien peu d’hommes
L’amour est une grande chose | Thomas A. Kempis
“L’amour est une grande chose, oui, un bien grand et complet.
Par lui-même, il rend léger ce qui est lourd ;
et il porte uniformément tout ce qui est inégal.
Il porte un fardeau qui n’est pas un fardeau ;
il ne se laisse pas retenir par ce qui est bas et mesquin ;
Elle désire être libre de toute affection mondaine,
et ne pas être empêché par une prospérité extérieure,
ou par une quelconque adversité subie.
L’amour ne ressent aucun fardeau, ne pense pas aux problèmes,
tente ce qui est au-dessus de ses forces,
n’invoque pas l’excuse de l’impossibilité.
Il est donc capable d’entreprendre toutes choses,
et il achève beaucoup de choses et en garantit l’exécution,
là où celui qui n’aime pas s’évanouirait et se coucherait.
Bien que fatigué, il ne se fatigue pas ;
bien que pressé, il n’est pas redressé ;
bien qu’alarmé, il n’est pas confus ;
mais comme une flamme vivante,
il s’élance vers le haut et traverse tout en sécurité.
L’amour est actif et sincère, courageux, patient, fidèle, prudent et viril.”
Aimer n’est pas posséder | James Kavanaugh
Aimer n’est pas posséder,
posséder ou emprisonner,
ni se perdre dans l’autre.
Aimer, c’est joindre et séparer,
Marcher seul et ensemble,
Trouver une liberté riante
que l’isolement solitaire ne permet pas.
C’est enfin être capable
d’être ce que nous sommes vraiment
Ne plus s’accrocher dans une dépendance enfantine
Ni vivre docilement des vies séparées en silence,
C’est être parfaitement soi-même
Et parfaitement uni dans un engagement permanent
envers l’autre – et envers son moi intérieur.
L’amour ne dure que lorsqu’il se déplace comme des vagues,
se retirant et revenant doucement ou passionnément,
ou se déplaçant amoureusement comme la marée
Dans l’harmonie prévisible de la lune,
Parce que finalement, malgré les cicatrices d’un enfant
ou les blessures les plus profondes d’un adulte,
ils sont ouvertement libres d’être
Ce qu’ils sont vraiment – et ont toujours été secrètement,
Au cœur même de leur être
Où seul l’amour véritable et durable peut demeurer.
The One | Cheryl Barclay
Quand celui dont tu tiens la main,
est celui qui tient votre coeur.
Quand celui dont tu regardes les yeux,
Donne à vos espoirs et vos rêves leur début.
Quand celui auquel tu penses en premier et en dernier
Est celui qui te serre dans ses bras.
Et les choses que vous planifiez ensemble
font que le monde entier semble parfait.
Quand celui en qui vous croyez,
met sa foi et sa confiance en vous,
vous avez trouvé le seul et unique amour,
Vous partagerez toute votre vie
Union | Robert Fulghum
Vous vous êtes connus depuis le premier regard de connaissance jusqu’à ce moment d’engagement. À un moment donné, vous avez décidé de vous marier. De ce moment de oui, à ce moment de oui, en effet, vous avez pris des engagements de manière informelle.
Toutes ces conversations qui se sont déroulées dans une voiture, autour d’un repas ou au cours de longues promenades – toutes ces conversations qui ont commencé par “Quand nous serons mariés” et qui se sont poursuivies par “je le ferai”, “tu le feras” et “nous le ferons” – toutes ces discussions tardives qui incluaient “un jour”, “en quelque sorte” et “peut-être” – et toutes ces promesses qui sont des affaires de cœur non dites. Toutes ces choses communes, et plus encore, constituent le véritable processus d’un mariage.
Les vœux symboliques que vous êtes sur le point de prononcer sont une façon de vous dire l’un à l’autre : “Tu sais, toutes ces choses que nous avons promises, espérées et rêvées, je les pensais toutes, chaque mot.”
Regardez vous les uns les autres et rappelez vous de ce moment dans le temps. Avant cet instant, vous avez été beaucoup de choses l’un pour l’autre – connaissance, ami, compagnon, amant, partenaire de danse, et même professeur, car vous avez beaucoup appris l’un de l’autre ces dernières années. Bientôt, vous allez prononcer quelques mots qui vous feront franchir un seuil de la vie, et les choses entre vous ne seront plus jamais tout à fait les mêmes.
Car après aujourd’hui, vous direz au monde ;
“Voici mon mari. C’est ma femme”.
“Désires” de Jacques Brel
Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier
Je vous souhaite des passions,Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres,
parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence, aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche,
à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure
et nul de raisonnable ne doit y renoncer
sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable.